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Une délégation lilloise en force au NRF – New York City

18 janvier 2013

Pour la 102ème édition, le NRF aura eu la visite d’une délégation de 25 entreprises lilloises. Cette mission a été organisée par Véronique Poty de la CCI International et en collaboration avec Frédérick Warembourg de la CCI Grand Lille. Elle a pour objectif de permettre à ces entreprises de découvrir le salon le plus important en terme de commerce et de la grande distribution. Situé à New York, il a vu le jour pour la première fois, il y a 102 ans. Son existence est due à la National Retail Federation qui fédère les enseignes américaines. Ce fut l’opportunité pour les PME lilloises de découvrir les nouvelles pratiques en matière de commerce.

Dans le cadre de la mission, une visite de magasins était proposée. Une quinzaine de magasins dans Manhattan et à Brooklyn méritaient de s’arrêter pour découvrir leur innovation qui se rapprochait parfois du concept.

nrf

De ces visites on peut s’attarder sur Genes@CO-OP Café at Barneys. Dans ce café, la table ne se résume pas à un support pour vos consommations. C’est en fait une table tactile qui permet de voir le menu et passer des commandes. Elle crée une interactivité avec le client en lui diffusant du contenu sur la marque et en accueillant des suggestions et remarques.

Chez Ralph Lauren, le client n’est plus un client, c’est le sujet de toutes les attentions de la vendeuse qui, à partir de son i-pad, écoute les choix afin de suggérer le vêtement le plus approprié. Si l’attente peut s’avérer un peu longue, des boissons sont offertes et peuvent être consommées dans de confortables canapés. La décoration, le parfum qui s’y dégage, donne l’impression que le temps s’est arrêté.

Apple prolonge la caisse par le biais d’i-phone, ainsi les conseils techniques du vendeur peuvent rapidement aboutir à une vente dans la mesure où ce dernier peut encaisser. Augmentation du taux de transformation, rapidité de transaction, diminution des files d’attentes, sont autant d’avantages que présente l’Apple Store.

Whole Foods se positionne sur le bien être et la nourriture de qualité, en plein cœur de Manhattan, il est possible de trouver de la nourriture bio accessible financièrement. Une des innovations apparaît dans les buffets frais que l’on peut emporter et quelque soit le type de nourriture le prix reste inchangé. La conscience d’appartenance à la marque et au style de vie se poursuivent sur les réseaux sociaux.

Au delà de la visite des magasins, il s’agit de se pencher sur le salon NRF.

Ce qui semble émerger et en espérant que cela atteigne rapidement la maturité, c’est la multiplication des solutions cross canal ou omnicanal comme on dit aux États Unis. Ainsi la solution PepperJam d’e-Bay répond en mode Saas à la problématique de la gestion des différents canaux.

L’étiquette NFC ou RFID dans les produits que l’on connaît depuis plusieurs années devraient se généraliser par la baisse des prix liés à l’équipement des magasins et par la compatibilité avec les logiciels de caisse. La société française Tagsys a montré plusieurs applications dans la mode et dans la bijouterie. Ainsi pour un budget accessible, un commerçant peut s’équiper de solutions sans contact pour faciliter les inventaires mais aussi lutter contre les vols. Plus besoin d’installer de portiques, une simple barre placée au dessus de la porte du magasin fait office de 5 mn et le tour est joué. Ce qui peut être visible dans un magasin classique devient invisible spécifiquement dans l’exemple de la bijouterie où les capteurs sont intégrés discrètement dans la décoration du magasin.

Évaluer les stocks est une chose mais aujourd’hui les enjeux résident dans l’identification du parcours client quels que soient les canaux et terminaux utilisés de l’émission du premier message marketing au SAV en passant bien évidemment par l’achat.

Dans les allées du salon, nous avons eu le plaisir de rencontrer des exposants nordistes. Parmi eux, on retrouve Natural Security, IBS solutions. C’est l’occasion pour ces entreprises et de manière paradoxale de rencontrer les 1500 français (les grandes enseignes nationales en particulier) qui font parti des 25 000 visiteurs du salon.

Un salon de cette dimension donne une approche « worldwide » qui pourrait générer une forme de frustration. Mais il n’en est rien. Les PME de notre région n’ont rien à envier à la qualité des solutions proposées par leurs confrères américains et pour conclure nous nous permettrons de paraphraser M. Lafleur, un canadien, qui faisait partie de la mission :

Globally is powerful but locally is beautiful.

Article rédigé par Frédérick Warembourg

Auteur

Charline Hatrival